Amadou Ba à Michelle Bachelet : « Le Sénégal restera dans le peloton de tête des pays … »

Procédant, ce matin, à l’ouverture de la retraite de 3 jours à Dakar du conseil des droits de l’homme des Nations-unies, le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Amadou Ba, a signifié au Haut commissaire Michelle Bachelet l’engagement du Sénégal de « rester dans le peloton de tête des pays les plus respectueux des droits de l’homme ». 
En effet, face à la dirigeante de l’organe qui incarne le 3e pilier des Nations-unies, le ministre dira : « fidèle à une longue tradition puisée dans sa culture de tolérance et de dialogue, le Sénégal continuera de rester dans le peloton de tête des pays les plus respectueux des droits de l’homme ». Non sans signaler l’attachement du Sénégal au renforcement de sa « coopération constructive avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme ». Cependant, attendu sur la polémique autour de l’engagement du Sénégal devant le comité des Nations-unies pour les droits de l’homme sur la « réhabilitation » de Karim Wade, le ministre a préféré esquiver la question, se limitant juste à préciser que « le conseil des droits de l’homme et le comité des droits de l’homme sont deux entités distinctes ».
Le conclave de Dakar qui a levé les rideaux ce lundi (pour 3 jours), sous la présidence de Coly Seck (président du conseil), se penchera sur la thématique « des défis sécuritaires induits par les conséquences désastreuses des violations des droits de l’homme liés à l’environnement et aux changements climatiques, aux migrations de masse, aux inégalités croissantes de revenus et de richesses ainsi qu’aux technologies nouvelles ». Une problématique qui, souligne Amadou Ba, « exige des actions urgentes, concrètes et coordonnées ».
Dans ce cadre, estime-t-il, « la responsabilité du conseil des droits de l’homme pour mener de telles actions est une évidence ». Toutefois, « il est essentiel, signale le ministre, de renforcer les capacités d’anticipation et d’alerte précoce du conseil pour rendre ses actions de prévention plus efficaces. (…) Le conseil des droits de l’homme doit se montrer plus proactif et novateur dans la prise en charge de telles thématiques ». Selon lui, « au-delà de la prévention, le conseil doit se donner les moyens d’une mise en œuvre effective des résolutions qu’il adopte. S’assurer ou du moins évaluer leurs impacts au niveau national, sous-régional et régional ».