Alzheimer et Parkinson : des molécules contre les maladies testées illégalement

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) interdit un essai clinique mené sans autorisation chez des patients atteints des maladies de Parkinson et d’Alzheimer.

L’Agence nationale de sécurité du médicament vient d’interdire un essai clinique qui était conduit illégalement chez au moins 350 patients atteints des maladies de Parkinson, d’Alzheimer et d’autres pathologies neurologiques. Ces malades avaient été recrutés par un fonds de dotation créé par les Professeurs Jean-Bernard Fourtillan et Henri Joyeux, baptisé « Fonds Josefa ». Ils participaient à cet essai clinique au sein d’une abbaye, près de Poitiers.
Sur le même sujet
Alzheimer-habitudes-risque.
Alzheimer : cinq habitudes essentielles pour limiter le risque

« Les patients passaient une nuit dans cette abbaye. Ils recevaient un patch le soir, puis on leur faisait une prise de sang le lendemain matin » a expliqué au Figaro Bernard Celli, directeur de l’inspection à l’Ansm.
En test, des dérivés de la mélatonine

Les produits testés sont des dérivés de la mélatonine (la Valentonine et le 6-méthoxy-harmalan) supposés traiter les dysfonctionnements veille-sommeil qui seraient, selon les médecins, à l’origine des maladies neurologiques de leurs patients.

« Les personnes qui auraient participé à cette expérimentation sont invitées à ne plus utiliser les produits testés et à consulter rapidement leur médecin traitant pour réaliser un bilan de santé et s’assurer que leur pathologie est traitée de façon adéquate » insiste l’ANSM qui rappelle que cette expérimentation a été conduite sans autorisation, « avec des substances dont la qualité, les effets et la tolérance ne sont pas connus ».

A lire aussi :

Participer à un essai clinique peut améliorer votre santé
Dépression : premier essai clinique d'un traitement à base de kétamine
D'ici 30 ans, le nombre de cas de démence va tripler

Ne ratez aucun article de Topsante.com en recevant directement une alerte via Messenger