Alimentation en eau potable : KMS3 livrée et mise en service au courant 2020 (Sones)

Les travaux de la troisième usine de traitement et de pompage d’eau potable de Keur Momar Sarr (KMS3) avancent bien et sûrement. Démarré en mai 2018, les différents ouvrages de cette nouvelle usine ont atteint, à ce jour, un niveau d’exécution global satisfaisant. C’est le constat qu’a fait le Directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), Charles Fall, qui a effectué, ce vendredi 12 juillet 2019, une visite sur les chantiers. Il était accompagné par des consommateurs du Sénégal pour non seulement constater, de visu, l’état d’avancement des travaux mais aussi, présenter le projet et ses différentes composantes à ces défenseurs de consommateurs.

Sur place, les consuméristes ont eu droit à une présentation détaillée du projet par le Coordonnateur, Abdoul Niang, et son équipe, ses différentes composantes ainsi que son impact sur la production d’eau potable. Avant d’effectuer une visite guidée sur les différents sites de chantiers, à savoir : la station de traitement, la station de pompage, les bassins, l’ouvrage de prise d’eau brute, la canalisation, la ligne haute tension, le poste de Sakal-KMS, entre autres.

Pour les stations de traitement et de pompage et des bassins d’eau, l’entreprise en charge des travaux a noté que 75% des études globales, 53% de génie civil, 91% des équipements mécaniques et tuyauteries et 59% des équipements électroniques, ont été réalisés.

En ce qui concerne l’approvisionnement des équipements, 85% des commandes, 55% de fabrication et 15% de logistique ont été effectués et les tuyauteries en acier, inox, PVC, générateurs, et autres, ont été livrés sur le site.

Par rapport à la construction sur le site, 20% des ouvrages ont été réalisés.

Le Dg de la Sones et sa délégation se sont rendus ensuite sur le site de la pose de conduite du lot 2. Et selon Abdoul Niang, sur un total de 216 kilomètres de linéaire, 117 ont été posés dont 109 ont subi des essais pour voir s’il n’y a pas de fuite d’eau.

60% des travaux exécutés

Selon Charles Fall, les travaux de KMS3, d’une manière globale, ont atteint 60% de taux d’exécution. Pour l’usine, il signale que 30% des travaux de génie civil ont été exécutés. Le Dg de la Sones signale que, pour cette composante usine, les travaux sont «complexes» car la «conception et la réalisation» des ouvrages sont faites en même temps par les entreprises en charge.  Autrement dit, l’entreprise doit non seulement assurer la conception des plans mais aussi assurer l’application des travaux sur le terrain. A cette contrainte, qui retarde un peu le temps de travail, s’ajoutent l’humidité du sol et la commande des équipements depuis l’étranger.

Malgré aussi que les travaux des différentes composantes du projet n’ont pas démarré en même temps, Charles Fall annonce que les ouvrages seront réceptionnés et mis en service au courant de l’année 2020. Et la Sones a pris toutes les dispositions afin que ce délai soit respecté.

«35 kilomètres de ligne haute tension pour une autonomie énergétique»

Le projet KMS3, dont le coût global est estimé à 274 milliards de francs Cfa, ne se limite pas seulement à ces ouvrages. Il a également un volet énergétique. Lequel consiste à réaliser 35 kilomètres de ligne haute tension qui seront tirés depuis la centrale de Sakal jusqu’à Keur Momar Sarr. S’y ajoute la construction d’un poste de transformateur sur le site afin de prendre en charge l’alimentation en énergie de l’ensemble des usines d’eau potable de Keur Momar Sarr. Ce qui permettra à ces ouvrages hydrauliques, selon Charles Fall, d’«avoir une autonomie énergétique».

Le Dg de la Sones a, par ailleurs, noté que la présence des associations de consommateurs à cette visite de chantiers est «très importante». Parce que, dit-il, «en tant qu’entité de veille qui encoure l’Etat mais aussi qui alerte sur les dispositions à prendre», ces consuméristes doivent avoir également une idée claire sur ce projet structurant qui, à terme, va apporter une solution durable aux pénuries d’eau dans la région de Dakar et ses environs.

«Un projet louable»

Venues massivement, ces associations de consommateurs disent «avoir éprouvé un sentiment de soulagement et de satisfaction». En effet, selon Elimane Sall, Vice-président de la Fédération des associations de consommateurs du Sénégal, qui regroupe une dizaine d’associations, cette visite leur a permis de constater de visu le travail colossal que l’Etat est en train de réaliser pour l’alimentation en l’eau potable des populations.

Il dit : «nous sommes satisfaits d’autant plus qu’on nous a donné des garanties et des assurances qu’avec ce cette nouvelle usine, la production actuelle d’eau potable sera presque doublée. Ce qu’on a vu nous rassure quant à l’avenir de la distribution de l’eau potable à Dakar et ses environs».

Et d’ajouter : «d’après ce qu’on a vu aujourd’hui, les populations ont tous les droits d’être rassurées et confiantes des lendemains meilleurs pour la distribution de l’eau potable.

Même si ce n’est pas encore réalisé, je pense que l’Etat est en train de poser des actes en ce sens. Et c’est le lieu pour nous de rassurer les populations par rapport au suivi du projet et au respect des délais de délivrance des ouvrages».

Soulignant que gouverner, c’est prévoir, le consumériste estime que l’Etat est dans la proactivité. Pour lui, ce projet est tout à fait louable.

Le président de l’association pour la défense des locataires a ainsi saisi l’occasion pour demander aux populations d’«essayer de comprendre l’Etat parfois même si l’eau est vitale pour la vie».