Agriculture et enseignement supérieur : La Koica finance 3 projets d’un budget global de plus de 11 milliards

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Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et l’Ambassadeur de Corée du Sud au Sénégal ont paraphé, ce mardi 4 mai 2021, trois (03) accords de dons. La cérémonie officielle de signature s’est tenue à la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe) à Dakar.

Il s’agit ici, de trois conventions de financement de projets portant sur les secteurs agricoles et de l’Enseignement supérieur. Et dans le cadre de ces conventions, la Koica financera 3 projets avec un budget global de 21 millions Usd, soit 11,5 milliards de francs Cfa. Ce financement, qui est sous forme de dons, est réparti comme suit : 11 millions de dollars US pour la seconde phase du projet de développement de la chaîne de valeur du riz à Podor ; 2,5 millions de dollars US pour le projet de village pilote SAEMAUL ; et enfin, 7,5 millions de dollars US pour le projet d’établissement d’un centre d’incubation et d’un makerspace au Sénégal.

Objectifs, « réduire le chômage et en créant des emplois décents »

Prenant la parole au cours de la rencontre, Madame Namsoon Lee, représentante résidente de la KOICA au Sénégal, estime que ces projets seront d’une « grande utilité » au Gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). 

« Nous espérons que ces projets contribueront au renforcement des secteurs agricoles et de l’Enseignement supérieur, par le renforcement des capacités des acteurs, en vue de réduire le chômage et en créant des emplois décents pour les femmes et les jeunes », a-t-elle soutenu.

« Contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance en riz au Sénégal »

La diplomate coréenne signale que l’objectif des deux nouveaux projets agricoles est de « contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance en riz au Sénégal ». Et les principaux composants de ces projets sont : la construction d’infrastructures post-récolte, l’acquisition d’équipements agricoles, l’accès aux services financiers adaptés, le renforcement des capacités et l’amélioration de l’environnement des villageois. Des composantes qui, pour elle, sont « complémentaires de ce que la Koica a déjà réalisé sur le terrain, dans le département de Podor. Elle espère que ces nouveaux projets agricoles aideront le Sénégal à atteindre « très prochainement » l’autosuffisance en riz.

De l’avis de Madame Namsoon Lee, ces trois conventions s’inscrivent dans « le renouvellement de l’engagement de son pays qui montre une fois de plus l’intérêt que la Koica a pour la Vallée du fleuve Sénégal et le bien-être des communautés qui y vivent ».

En ce sens, elle rappelle que la Koica a récemment accompagné le Gouvernement du Sénégal dans sa riposte contre la Covid-19, avec un don de 3 mini moissonneuses batteuses.

« Contribuer à la création d’une main-d’œuvre qualifiée »

La Koica vise également à soutenir le secteur de l’enseignement supérieur sénégalais en « contribuant à la création d’une main-d’œuvre qualifiée. Laquelle est liée à l’établissement de l’ISEP de Diamniadio, et à la promotion de l’entreprenariat des jeunes. 

À cet égard, la représentante résidente de la KOICA au Sénégal soutient que le nouveau projet d’établissement d’un centre d’incubation et d’un makerspace au Sénégal, va « contribuer au développement de l’économie numérique et des Start-up technologiques en favorisant la présence d’un écosystème pour les jeunes sénégalais talentueux ». Un projet dont les principaux composants sont entre autres, l’autonomisation des jeunes grâce à l’entrepreneuriat ; la mise en place d’un mécanisme de soutien des start-up et la création de makerspace. 

Avec ce projet, elle se dit convaincue que son pays peut espérer « favoriser l’emploi des jeunes et l’esprit d’entreprise ».