Agathe Auproux révèle en quoi la maladie l’a éloignée de ses proches

Pendant de longues semaines, Agathe Auproux a tenté de faire face seule au cancer. Une situation qui l’a écartée de ses proches, profondément inquiets, et qu’elle regrette amèrement aujourd’hui.

Le 16 octobre dernier, Agathe Auproux a sorti Tout va bien, son premier ouvrage publié aux éditions Albin Michel. Dans ce livre, la chroniqueuse de TPMP raconte son combat contre un lymphome. Une lutte contre le cancer que la journaliste de 28 ans a choisi d’évoquer publiquement en mars dernier, après s’être murée dans le silence pendant plusieurs semaines. Cette volonté de cacher sa pathologie, l’acolyte de Cyril Hanouna la voit aujourd’hui comme une mauvaise solution, comme elle l’a rappelé lors d’une interview accordée au site 7sur7.

«S’imposer une dissimulation de sa condition, tout garder pour soi et ne rien laisser paraître alors qu’on est malade, ce n’est pas la bonne solution, a-t-elle expliqué. Plus tôt la maladie sera acceptée, plus facilement on pourra la combattre.» Si Agathe Auproux a d’abord choisi de ne rien révéler, c’était par peur «du jugement des gens», «des réactions que ça provoquerait » et du fait de ne plus pouvoir travailler. «J’avais peur qu’on me considère comme moins apte, moins valide, moins compétente», a-t-elle ajouté. Des craintes qui ont poussé la journaliste à s’isoler, y compris de ses proches.

«Je faisais la morte»

Ne souhaitant absolument pas s’apitoyer sur son sort, la chroniqueuse a en effet préféré dissimuler sa souffrance à son entourage, pétri d’inquiétude. «Comme je suis dure avec moi-même, je me refusais ces moments à chialer au téléphone, a-t-elle confié au média belge. C’était anxiogène pour mes proches qui se faisaient un sang d’encre parce que je ne donnais pas de nouvelles, je ne communiquais pas, je faisais la morte.» Avant de véritablement exposer son combat, ce qui a provoqué une vague de messages de soutien, Agathe Auproux a «retrouvé la force nécessaire pour de nouveau faire semblant et prétendre que tout allait bien». La chroniqueuse a ensuite pris conscience qu’une telle lutte ne devait pas être menée seule. Une première étape vers un état d’esprit positif qu’elle estime indispensable, puis vers la rémission.