Affaire Faux Billets – Procès de Thione Seck est renvoyé après des échanges houleux

Le procès en appel de Thione Seck, portant sur le trafic de faux billets de banque , a connu un nouveau renvoi. La défense estime que l’affaire ne peut pas être jugée sans la décision de la cour suprême sur le pouvoir en cassation, après l’information partielle de premier jugement. Thione seck devra revenir le 23 mars prochain Les débats étaient tellement houleux qu’il a failli renvoyer le procès. C’était la chamaille entre la cour d’appel et le pool d’avocats du célèbre artiste-musicien tHIONE Seck. Cette affaire de faut billets de banque n’a pas était plaidée hier lundi. La défense a sollicité le renvoi de l’affaire pour que la cour suprême statuer sur le pouvoir en cassation introduit après l’information partielle du procès-verbal le 13 janvier dernier. <<Il faut attendre la décision de la cour suprême sur le pourvoi en cassation que nous avons introduit>> , a lancé Me Ousmane Sèye. Dans ses déclarations, Me Bamba Cissé a signifié au juge le défaut de citation pour plaider pour son client dans cette affaire avant de dire : <<On ne peut pas juger cette affaire sans que la cour suprême ne se prononce sur le pourvoi en cassation>>, estime-t-il. Dans ses observations, l’avocat général s’est opposé à la requête des conseillers du prévenu. Pour le Parquet général, le motif de renvoi n’est pas fondé sur le droit. <<Il faut un motif valable pour renvoyer l’affaire. Le dossier est en état pour être évoqué devant la cour d’Appel. Vous dites que vous n’avez pas reçu de citation pour plaider. Pourtant vous êtes là. Et votre client est présent>>. , a opposé l’Avocat général. Cette réplique salée du ministère public sera soutenue par le conseiller de la BCAO qui s’est constituée en tant que partie civile dans cette affaire de billets de banque contrefaits. <<Il n’y a rien de nouveau dans ce dossier. La défense connait parfaitement le dossier. Lors du jugement, après avoir entendu toutes les parties, l’affaire a été évoquée au fond. Le juge d’instance ne devait pas entrer dans le fond. Mais il a réglé le problème de l’irrégularité. Aujourd’hui le dossier est en état, je sollicite qu’il soit retenu>>, soutient-il. Me Ousmane Sèye de dire : <<Pour une bonne administration de la justice, nous demandons d’attendre de décision de la cours de la cour suprême sur le pourvoir en cassation. La cour ne nous a pas rendu une décision sur notre demande de sursis. Elle nous a rendu une décision orale. Il nous faut une décision écrite. Pour qu’on puisse faire un pourvoir en cassation >>, a matelé Me Sèye. Sur ce, dans ce débat houleux, le juge a informé qu’il a signé ladite décision. Finalement, le magistrat a revoyé le procès au 23 mars pour plaidoirie.