Affaire des 94 milliards – Decroix vole au secours de Ousmane Sonko

Le travail abattu par la Commission d’enquête parlementaire (Cep) sur l’affaire dite du titre foncier (TF) 1451, n’a pas été du goût de Mamadou Diop Decroix. Dans un post que le député s’est fendu sur sa page facebook, il cautionne l’acte d’Ousmane Sonko à ne pas déférer à la convocation de ladite Commission et met à nu « violation flagrante de l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale » par Cheikh Seck et Cie. Pour ne rien tronquer de son texte, Senego vous le propose in extenso.

Violation de l’article 48

« Ceux qui auraient tendance à condamner Ousmane Sonko pour son refus de répondre à la convocation de la commission d’enquête parlementaire sur les fameux 94 milliards vont sûrement se raviser après cette violation flagrante de l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale par la commission elle-même. En effet, comme le signale si opportunément l’ancien député Bamba Ndiaye dans son excellent post sur Facebook, cet article 48 dispose que seule la plénière de l’Assemblée peut décider par un vote spécial la publication de tout ou partie du rapport d’une commission d’enquête ».

Le rapport

Ici, les quotidiens sont informés avant même les députés du contenu du rapport. Et comme si cela ne suffisait pas, la commission elle-même décide de faire une conférence de presse pour divulguer le rapport. Comment peut-on, dans ces conditions, revendiquer un quelconque respect pour l’institution parlementaire au nom de laquelle cette commission a officié ? Pourquoi n’ont-ils pas convoqué une session extraordinaire pour informer prioritairement les députés ? Comment peut-on respecter quelqu’un qui ne se respecte pas lui-même ? C’est vraiment très dommage pour notre pays parce que dehors ils ne feront pas le distinguo entre pouvoir et opposition. Ils diront juste « le Sénégal ».

Résultats des courses 

Cette violation les expose aux foudres de l’article 363 du code pénal mais ils n’en ont cure alors que, de l’autre côté, des citoyens croupissent en prison pour des délits d’opinion : Guy Marius et Adama Gaye.
Cette descente progressive dans un profond état de non droit ne produira rien de bon ni pour le pays encore moins pour ceux qui en sont les auteurs.