Abdou Diouf chez Ousmane Tanor Dieng: “J’ai perdu un fils…”


Présent à Fann Résidence chez l’ancien leader du parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng pour présenter ses condoléances, Abdou Diouf confie avoir perdu un fils.

Homme d’Etat
” Ousmane Tanor Dieng est resté jusqu’à sa mort, un homme d’État qui n’a jamais trahi de secrets d’État. C’est le Sénégal et l’Afrique toute entière qui pleurent sa disparition “, déclare l’ancien président de la République par la voie du griot El Hadj Mansour Mbaye, qui a parlé en son nom.

Condoléances…
L’ancien président Abdou Diouf et son épouse Élisabeth ont effectué le déplacement au domicile du défunt secrétaire général du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng. Le couple a présenté ses condoléances à la famille de leur camarade socialiste.

Longue Maladie
Le secrétaire général du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, rappelé à Dieu lundi dernier en France des suites d’une longue maladie, repose désormais à son village natal, à Nguéniène, sis dans le département de Mbour.

Rappel…
Pour rappel, Abdou Diouf était aussi présent ce mardi à la la levée du corps du secrétaire général du Parti socialiste, au Funérarium de Ménilmontant, dans le 11e Arrondissement de la capitale française.

Le 1er janvier 1981, à la suite de la démission du président Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf devient le 2e président de la République du Sénégal. En effet, la Constitution sénégalaise prévoyait que le Premier ministre termine le mandat présidentiel jusqu’à la prochaine élection en cas de vacance du pouvoir.

À peine installé dans ses nouvelles fonctions, Abdou Diouf poursuit la démocratisation déjà engagée par son illustre prédécesseur, en élargissant le multipartisme, jusque-là limité à quatre formations politiques, mettant ainsi fin au numerus clausus.

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Dans la même lancée, il supprime les délits de presse avant de libéraliser progressivement le secteur des médias permettant la parution de nouveaux titres et la création de nouvelles stations radios.

En guise de symbole, il donnera à l’université de Dakar le nom du chercheur et spécialiste de l’Égypte antique, Cheikh Anta Diop. Auparavant, il avait permis à ce dernier de devenir professeur d’université, ce que le président Senghor n’avait pas voulu, du fait de l’engagement politique du savant.