Abandon du parrainage : La position de Maël Thiam

En attendant que son parti (Apr) émette un avis sur la recommandation  de la Mission d’observation de l’Union européenne, Mel Thiam estime  qu’abandonner les parrainages ne résout pas les difficultés des élections locales au contraire,  pour autant qu’elles peuvent favoriser l’anarchie avec la multitudes des listes», révèle-t-il. Selon lui,  l’abandon du parrainage  ne peut pas être une solution aux difficultés rencontrées,  clame-t-il. 

 «Il vaudrait mieux maintenir le parrainage, mieux l’encadrer à l’effet de rationaliser les élections plutôt que de l’abandonner  sous prétexte des difficultés organisationnelles. On a plus de difficultés à organiser des élections avec des milliers de listes qu’à gérer des parrainages de manière optimale. Pour moi, c’est ‘’Soule Bouki, Souli Bouki’’ (déshabiller Pierre pour habiller Paul).

Le parrainage, un filtre d’accompagnement de la démocratie

Maël Thiam, sur la question de l’abandon du parrainage, avertit  : «La Mission d’observation de l’Union européenne réfléchit à l’Européenne. Les pays européens ont eu un parcours vers la démocratie qui a été achevé  et nous, nous en sommes à des étapes qui sont loin de l’achèvement, tant bien même sur certains points, nous n’avons rien à envier à l’Europe», assène-t-il. «A chaque chose son temps». 

Selon lui, la démocratie, telle que comprise dans nos pays, mérite d’être encadrée. Lorsque, au nom de la démocratie, les candidatures étaient ouvertes lors des dernières élections locales et sans contrainte, on s’est retrouvé avec 1 700 listes. On n’a jamais vu un pays européen se retrouver avec 1 700 listes. «Les parrainages citoyens sont un instrument de filtre, d’accompagnement et d’encadrement de  la démocratie». 

 Donc, avoir plus de difficultés dans sa gestion ne veut pas dire l’abandonner   purement et simplement, et la meilleure attitude est de faire une observation objective  du parrainage, trouver des voies et moyens  pour sa meilleure gestion. Mais l’abandonner comme ça me semble à mon avis  une sorte d’appel à l’anarchie  et nous l’avons vécue. L’expérience nous a montré qu’on ne peut pas gérer des  élections avec 1 700 listes. Il est moins fastidieux  de gérer des parrainages que de gérer des élections avec des milliers de listes. Surtout avec l’Acte 3 de la décentralisation qui vise à  territorialiser les politiques publiques. Il est important qu’au niveau  local  que la représentativité  soit démocratique et également organisée», souligne-t-il.