A peine libéré, il tente de voler des voitures sur le parking de la prison

Dennis Libonati, 68 ans, était incarcéré à la prison de Land O’Lakes, en Floride (Etats-Unis), depuis mars dernier, pour coups et blessures. Au début du mois de juillet, il a bénéficié d’une libération conditionnelle, avec obligation de suivre un stage de gestion de la colère.

Mais, dès que les grilles du centre pénitencier se sont refermés derrière lui, il a tenté de p********r dans 26 véhicules fermés à clés sur le parking de la prison. Il a même eu l’audace d’essayer de s’introduire dans les voitures officielles de la prison.

Surpris par la vidéosurveillance du parking de la prison, il a été interpellé et ramené en prison. Il a expliqué aux policiers qu’il voulait voler un véhicule pour s’en servir comme moyen de transport.

La récidive en droit
Le droit pénal et la récidive entretiennent une relation apparemment aussi éternelle que vaine. La lutte contre la récidive est, en effet, la grande ambition du droit pénal, mais c’est aussi sa plus grande déception, car la récidive n’a jamais été endiguée.

D’ailleurs, le « récidivisme » apparaît comme le problème le plus délicat à résoudre en criminologie, et il l’est d’autant plus que, depuis les travaux de Tarde ou de Ferri, on sait que son évolution est indépendante de celle de la criminalité.

50% de récidivistes
On estime, en effet, que 50 % des individus ayant purgé une courte peine d’emprisonnement retomberaient rapidement sous le coup de la loi pénale, sans qu’il soit d’ailleurs possible d’établir une corrélation entre l’emprisonnement et la récidive.

Mais au delà des chiffres, et si l’on s’en tient au premier sens du mot récidive (recidivus : « qui retombe », d’où « qui revient »), il faut bien reconnaître que les prétoires pénaux sont toujours fréquentés par un grand nombre des personnes qui, après une première condamnation, ont rechuté…