45 ans d’existence: «Désorganisé et piétiné, le Pds est dans une léthargie… »

A l’occasion de ce 31 juillet 2019 marquant le 45eme anniversaire de la naissance du Parti démocratique sénégalais (Pds), Babacar Gaye a rendu un hommage à ses fondateurs, Me Abdoulaye Wade, Fara Ndiaye, Boubacar Seye, Alioune Badara Niang, Amadou Mactar Baïla Wane, Famara Mané, Alassane Cissokho, entre autres. 

« Ce 31 juillet 2019, à 45 ans révolus, après 7 ans de traversée du désert, ce grand parti est toujours débout en dépit des vicissitudes du moment et des coups de boutoir du régime en place », a en effet souligné le démissionnaire de la commission nationale de vente des cartes, qui rappelle qu’Abdoulaye Wade demeure sa référence politique et celle de ceux de la génération de ses cadets qui ont rejoint le groupe un peu plus tard.

Toutefois, Gaye regrette de constater que le Pds est aujourd’hui désorganisé.

«Il faut s’en convaincre, notre parti traverse une crise de renaissance sans précédent. Désorganisé et piétiné, il est dans une léthargie artificiellement entretenue pour une cause qui n’est pas nôtre. Pour des raisons non encore publiquement assumées, le parti peine à se moderniser », a ajouté ce responsable libéral.

A cet effet, il a invité ses frères libéraux à «s’attaquer aux causes profondes du problème sans se lamenter, s’indigner, condamner ou détester à tort. Cela risque de nous éloigner de l’essentiel: accepter le débat, faire des compromis et rassembler toutes les énergies, qu’elles soient d’époque ou nouvelles ».

En vérité, poursuit Babacar Gaye, « nous cheminons en rangs dispersés au sein d’un parti en eaux troubles, faisant semblant de nous aimer comme des frères. Or, bien fort longtemps, les valeurs inscrites sur le fronton de nos armoiries s’estompent à l’épreuve du temps et des incompréhensions ».

L’ancien porte-parole du Pds est par ailleurs convaincu que celui-ci «doit et peut réussir sa nécessaire mutation. Il suffit de restaurer les valeurs qui sont les siennes en les adaptant aux nouveaux paradigmes. Pour conjurer les menaces qui s’amoncellent sur son avenir, il suffit de déjouer les pièges de la division et avec rigueur, entamer le processus de sa réorganisation. Les problématiques du nouveau millénaire nous y astreignent. J’estime qu’une alternative est à notre portée », dit-il, optimiste.