25 ème anniversaire de la lettre pastorale des évêques du Sénégal : « Notre pays aspire à un besoin d’un … » (Mgr Benjamin Ndiaye)

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Les espoirs et les forces qui travaillent le monde en profondeur depuis belle lurette et qui persistent toujours, sont au cœur du forum commémorant le 25 ème anniversaire de la lettre pastorale des évêques du Sénégal. 

En effet, d’après monseigneur Michael W. Banach, nonce apostolique au Sénégal,  » ces forces ne sont pas étrangères à la dynamique de l’évangile qui, par la puissance de l’esprit saint, libère les hommes de leurs pêchés personnels et de leurs conséquences dans la vie sociale ».  

Si l’on se fie toujours au nonce apostalique, « le combat pour la justice et la participation à la transformation du monde apparaît comme une dimension constitutive de la prédication de l’évangile qui est la mission de l’Église pour la rédemption de l’humanité ».  Ainsi, pendant deux jours, ces évêques vont se pencher sur ces questions de l’heure pour « Bâtir ensemble un Sénégal de justice et de paix ».  

En effet, « ce forum de réflexion et d’échanges a pour ambition de renforcer la contribution de l’église à la construction d’un Sénégal de justice et de paix (…) ». Il s’agit, selon Monseigneur Benjamin Ndiaye, d’espérer « qu’il émane de ce forum une conscience citoyenne pour un meilleur vivre ensemble dans la communion et la fraternité, le respect et la promotion du bien commun (…) ».

Dans cette même démarche d’actualisation de la lettre pastorale de 1994-2019 des évêques, Monseigneur Benjamin Ndiaye dira : « notre pays aspire à un besoin de développement qui intègre profondément sa frange jeunesse en matière de formation, d’emploi et d’épanouissement humain. Se pose alors cette question cruciale : Comment promouvoir une jeunesse qui croit en son pays, en sa culture, ses capacités, ses valeurs, en son identité citoyenne, une jeunesse qui trouve en ses aînés l’exemple et le soutien nécessaire, une jeunesse travailleuse et citoyenne, dans un pays discipliné, organisé, respectueux des lois et règlements, sans arrangement factice, sans condition, un pays où prévaut le temps des responsables avec des citoyens aptes à répondre de leurs engagements dans la cité? Comment ne pas rêver au terme de ce forum d’une réécriture de la lettre pastorale?

Pour dire aujourd’hui de l’appel prophétique des évêques d’hier à travers un programme qui pourrait s’intituler : Construisons ensemble un Sénégal de justice et de paix dans le respect de l’environnement pour la promotion du bien commun pour le respect des personnes et des communautés ».