15 aliments bons pour la thyroïde

[DIAPORAMA] Crevettes, œufs, chocolat noir… Pour protéger sa thyroïde et permettre un fonctionnement thyroïdien optimal, on met au menu ces aliments riches en sélénium, en iode et en vitamine D.

La thyroïde est une petite glande en forme de papillon qui se trouve à la base du cou, devant la trachée et l’œsophage. Véritable « chef d’orchestre » de l’organisme, elle est chargée de réguler l’activité du cœur, des muscles, du système nerveux ou encore du tube digestif. La glande thyroïde intervient notamment dans le métabolisme de base (c’est-à-dire : dans le nombre de calories que le corps brûle au repos), la régulation thermique (c’est la thyroïde qui « règle » la température du corps), la fréquence cardiaque, le processus de digestion, le renouvellement osseux…
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Pour maintenir un bon équilibre, certains gestes simples peuvent aider, à commencer par l’alimentation.

Prenez des protéines tous les jours. Elles apportent le second précurseur direct des hormones thyroïdiennes : la tyrosine, qui est l'un des 22 acides aminés constituant les protéines.
Tous les jours, des aliments riches en vitamine D. Cette dernière permet aux hormones thyroïdiennes d'entrer dans les cellules et donc d'exercer leur action.
Du poisson, des coquillages et des crustacés deux fois par semaine. Car ils sont particulièrement gorgés d'iode, une substance qui entre dans la composition des hormones thyroïdiennes.
Des fruits et légumes à tous les repas. Pour les minéraux et les vitamines nécessaires à une production optimale d'hormones thyroïdiennes actives.

Privilégier des aliments riches en iode, en sélénium et en vitamine D, trois éléments indispensables au bon fonctionnement thyroïdien, permet parfois d’éviter de prendre des médicaments.
Pourquoi prendre soin de la thyroïde ?

Quand la thyroïde s’emballe, on parle d’hyperthyroïdie. Cette pathologie (qui correspond donc à un hyper-fonctionnement de la glande) touche entre 5 et 20 personnes sur 1000, principalement des femmes âgées de 20 à 40 ans. L’hyperthyroïdie se caractérise par des palpitations cardiaques, des tremblements, un amaigrissement, une transpiration excessive, de la diarrhée et/ou par de l’hypertension artérielle.

A contrario, quand la thyroïde est paresseuse, on parle d’hypothyroïdie : cet hypo-fonctionnement de la glande se manifeste à travers une fatigue anormale, une frilosité, une dépression (ou des symptômes dépressifs), une peau et des cheveux secs, une constipation et/ou une prise de poids. En France, 5 % des femmes souffriraient d’hypothyroïdie : cette pathologie est plus fréquente après 50 ans.
Attention aux perturbateurs endocriniens

Pour prendre soin de sa thyroïde au quotidien, une alimentation saine et équilibrée est indispensable : il est préférable de choisir des aliments biologiques (les perturbateurs endocriniens, notamment, ont un impact néfaste sur la thyroïde), d’opter pour des cuissons douces (à la vapeur, au wok… pour préserver les nutriments) et d’éviter les sucres raffinés (qui perturbent le fonctionnement thyroïdien). En revanche, on supprime les aliments dits goitrogènes, c’est-à-dire qui inhibent la captation de l’iode par la glande thyroïde (choux, manioc, maïs…).

À noter : pour connaître la teneur des produits alimentaires en éléments bénéfiques pour la thyroïde (iode, sélénium, vitamine D…), se reporter à la table Ciqual de composition nutritionnelle des aliments élaborée par l’Anses et disponible sur son site : https://ciqual.anses.fr

Source : Soigner l’hypothyroïdie sans médicaments, Florence Müller, éd. Leduc.S

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