10 habitudes dangereuses pour votre pénis

M**********n excessive, mauvaise hygiène, positions inadaptées… Au quotidien, certains de vos gestes nuisent à votre pénis et votre capacité érectile. Alors, comment stopper ces mauvaises habitudes ? Patrick Constancis, chirurgien spécialisé en urologie et andrologie, livre ses meilleurs conseils.

C’est connu, le membre masculin est un signe de virilité pour les hommes. Mais, votre pénis est-il en bonne santé ? Voilà une question que tous les hommes devraient se poser. Plusieurs facteurs peuvent affecter son état. Aussi, adoptez dès maintenant les bons gestes pour en prendre soin.

Pénis : qu’est-ce que c’est ?

Le p***s appartient aux systèmes reproducteur et urinaire masculins. Il est composé du gland, à l’extrémité, et de la verge. Son extrémité en forme de cône possède une petite ouverture où passent l’urine et le sperme qui transitent tout d’abord par l’urètre. Le gland est recouvert d’une peau protectrice, le prépuce. La verge, qui commence à la base du pénis, ressemble à un cylindre.

Il a deux fonctions majeures :

  • permettre l’évacuation de l’urine provenant de la vessie ;
  • expulser les spermatozoïdes dans le v***n lors de l’éjaculation au cours de l’acte s****l.

Lorsqu’une excitation sexuelle se produit, le pénis durcit et se dresse grâce à une importante arrivée de sang dans les tissus érectiles : c’est l’erection Pour que l’homme puisse assurer un acte s****l et p********r dans le v***n, le pénis doit être en érection.

Le pénis non excité est souple et pend entre les jambes. Il est composé de tissus érectiles richement innervés, composés de deux corps caverneux et d’un corps spongieux. Dès la naissance, les garçons commencent à avoir des « érections réflexes ». Chez l’adolescent ou l’adulte, on peut constater une érection réflexe le matin au réveil.

La taille du pénis n’a aucune importance dans la satisfaction sexuelle d’un couple. En effet, les parois du v***n ont la capacité de s’adapter à la forme et à la taille de n’importe quel organe masculin.

Par ailleurs, pour votre bien-être et celui de votre partenaire, il est important de prendre soin de votre pénis. Si vous ne le faites pas, vous pourrez courir le risque d’avoir différentes maladies sexuellement trensmissibles.

Pénis : attention aux maladies sexuellement transmissibles

En cas de rapports sexuels non portégés, de nombreuses maladies sexuelles peuvent apparaître chez l’homme. Les symptômes varient en fonction du germe de l’infection.

La mycose est très courante comme inflammation. Le gland va s’enflammer et l’on va voir apparaître des plaques rouges qui démangent. Ces lésions cutanées seront alors bordées de pustules, qui ressemblera de près à un enduit blanchâtre

Ces symptômes peuvent également annoncer une infection à trichomonas, au streptocoque B ou au gonocoque, des IST plus ou moins répandues. Ces dernières sont transmises par un partenaire s****l ou apparaissent suite à un simple dysfonctionnement de l’organisme (obésité, intolérance aux antibiotiques ou le diabète.

Quant à l’infection au HSV ou herpès génital, elle commence par des vésicules qui démangent, picotent ou brûlent.

Ces derniers se situent sur le fourreau, sur ou entre le gland, et le long du pénis : c’est l’ulcération (la perte d’une partie superficielle d’un tissu). Toutefois, cela ne provient pas essentiellement du HSV puisque d’autres germes peuvent provoquer une ulcération.

En ce qui concerne le papillomavirus humain ou HPV, il est responsable des « crêtes de coq » ou verrures génitales.

Les gonocoques, les mycoplasmes et les chlamydias, quant à eux, provoquent des symptômes spécifiques de l’urètre (urétrite). Cela se caractérise par une difficulté à uriner, la chaude pisse ou encore une démangeaison le long du canal urinaire en dessous du pénis. Il peut également s’agir d’un écoulement urétral purulent qui s’accompagne ou non de sang.

Ne pas se laver correctement le pénis

Le pénis, et les tous organes génitaux en général, nécessite un entretien quotidien. Or, aussi étonnant que cela puisse paraître, le Dr Patrick Constancis nous explique que « pour beaucoup d’hommes, il y a un gros problème d’hygiène locale ». Concrètement « certains ne sont pas lavés depuis plusieurs jours, le prepuce crée alors un cloaque sous le gland ».

Les dangers : Le cloaque (orifice naturel des voies génitales et urinaires, ndlr) qui se forme est pourvoyeur d’infections sexuellement transmissibles type HPV ou chlamydia. Des bactéries se multiplient dans l’appareil génital et provoquent une inflammation des organes génitaux.

Ces infections ne sont pas à prendre à la légère : le papillomavirus  humain est la première cause du cancer du col de l’utérus et la chlamydia peut entraîner une maladie inflammatoire pelvienne et une stérilité.

Comment bien se laver le pénis ?

Il faut bien nettoyer le gland, tous les jours, le sillon balano-préputial (séparant le gland du corps de la verge) et bien décalotter. Si le décalottage est difficile, il faut consulter un médecin spécialiste. Pour le lavage, privilégiez le savon de Marseille ou d’Alep aux autres produits, conseille le spécialiste.

Se masturber trop souvent

Le plaisir solitaire  aide à découvrir son corps, à comprendre comment se faire du bien… mais à condition de ne pas en abuser. Il peut devenir « nocif » pour le pénis quand il est pratiqué trop fréquemment ou trop tôt. Il peut alors créer des lésions.

Le danger : « Quand la m**********n est trop précoce, le garçon rentre psychologiquement dans un mécanisme d’excitation qui est toujours le même. Ce schéma se mémorise dans son cerveau, il s’habitue à un certain type de stimulation. Or, il ne le retrouvera pas de façon identique quand il sera avec une partenaire. Il n’arrivera pas à avoir une érection » explique le Dr Patrick Constancise

C’est la même chose pour l’homme qui se m******e trop souvent. « S’il ne retrouve pas la sensation de la main qui serre son pénis, le film ne se fait pas. Et si ce n’est pas le même processus, ça ne marche pas, il n’a pas d’érection. »

Par ailleurs, les hommes peuvent avoir des douleurs à cause des frottements répétés.

Le conseil : ne culpabilisez surtout pas, cela ne fera qu’augmenter vos difficultés. Vous pouvez aussi apprendre à votre partenaire à se masturber afin de créer de la complicité.

Avoir des rapports trop brusques

Parfois trop excité, l’homme peut se blesser pendant l’acte s****l.

Les dangers : Des rapports sexuels trop brutaux peuvent entraîner des traumatismes aigus tels qu’une rupture du frein du prépuce ou des corps caverneux (aussi appelé « fracture du pénis »). Ou des traumatismes chroniques comme quand l’homme développe une maladie de Lapeyronie (courbure de la verge le plus souvent dorsale, parfois ventrale).

Le bon conseil : tempérer votre désir pour éviter tout accident lors de l’acte. Le but étant de vous faire du bien, non du mal. Par ailleurs, n’oubliez pas que la douleur est une alerte, il faut donc stopper l’acte  et essayer de comprendre ce qui ne va pas.

À noter : La solidité du frein pénien dépend de la physiologie de chaque homme. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin andrologue, en particulier si les douleurs sont récurrentes.

Insister sur une position non adaptée

Chaque homme dispose d’une anatomie génitale différente. Certains vont avoir beaucoup de plaisir en pratiquant une position telle que « La levrette » (derrière leur partenaire) alors que pour d’autres elle sera quasi-impossible à moins de se contorsionner. « Cela dépend de l’orientation de la verge. Selon les coudures, ça risque de tirer, de faire mal, il ne faut pas insister » indique notre andrologue.

Les dangers : La rupture du frein, des corps caverneux et/ou une maladie de Lapeyronie.

Le conseil : il existe de nombreuses positions sexuelles, chacune pouvant être modifiée pour s’adapter à l’anatomie. Il suffit peut-être de vous baisser un tout petit peu plus, ajouter un coussin, ou que votre partenaire se cambre moins pour découvrir sans mal de nouvelles sensations.

N’oubliez pas non plus d’utiliser du lubrifiant. Contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas réservé aux femmes qui souffrent de sécheresse vaginale ou aux couples qui pratiquent la s*****e. Tout le monde est invité à utiliser du lubrifiant, car la lubrification féminine n’est ni automatique ni constante.

Manger de la charcuterie

Charcuterie, abats, viande rouge… Il est peut-être temps d’alléger un peu vos repas pour la bonne santé de votre pénis !

Les dangers : « Les aliments trop gras encrassent les artères ce qui nuit au bon fonctionnement de l’érection, prévient le Dr Patrick Constancis. De plus, la microcirculation du pénis se fait mal. Or, elle favorise de bonnes érections. » Pensez-y !

En outre, la consommation de produits gras, telle que la chacuterie, augmente le risque d’obésité. Or, cet excès de poids est associé à la dysfonction érectile (une incapacité répétée d’avoir une érection ou de la maintenir suffisament durant le coït, ndlr) ce qui constitue une excellente raison pour les hommes d’éviter les aliments qui peuvent entraîner une prise de poids.

Être stressé

Pour le bon fonctionnement de votre pénis, essayez de vous détendre !

Les dangers : le stress engendré par la routine peut nuire au désir et aux capacités érectiles. Cela peut perturber l’érection ou encore l’éjaculation qui devient trop précoce ou trop tardive. « Le stress a un effet vasoconstricteur, il entraîne une mauvaise circulation périphérique et une hyperconsommation de la testostérone  biodisponible. Or, quand le niveau de cette hormone chute trop, cela entraîne des troubles de la libido et de l’érection » prévient l’urologue.

Le conseil : Natation, marche rapide, tai-chi, yoga voire même méditation transcendentale sont efficaces pour contrer le stress et optimiser ses érections !

Enfin, une prise en charge spécialisée chez un psychothérapeute ou un sexologue peut aussi s’avérer utile en cas de persistance des problèmes.

Porter des pantalons serrés

Messieurs, un conseil : oubliez les pantalons « slim » ou trop serrés. Ils sont peut-être à la mode ou vous mettent en valeur mais nuisent à votre vie sexuelle !

Les dangers : « Avec ces vêtements, les testicules se retrouvent en position haute alors qu’ils doivent être le plus bas possible. La spermatogénèse, essentielle à la qualité du sperme, ne se fait pas bien car les testicules sont à température trop élevée » explique le Dr Constancis.

Le risque est de perturber la qualité du sperme et d’entrainer une hypofertilité. D’où l’utilisation préférentielle de caleçons larges afin que les testicules puissent être bien ventilés… Evitez également les expositions trop longues des testicules à des températures trop élevées, recommande le spécialiste.

Le conseil : portez des caleçons longs qui ne serrent pas les organes génitaux, et les conservent au frais.

Notez également que le port d’un pantalon serré peut aussi provoquer des douleur testiculaire .

Utiliser des sextoys à outrance

Les jouets erotiques peuvent mettre un peu de piment dans un couple dont les années ont rendu routinières les retrouvailles sous la couette. Mais, comme toute chose, ils ne sont bons qu’à petite dose.

Les dangers : l’anorgasmie (absence d’orgasme) et les troubles de l’érection.

« Quand on utilise trop souvent des jeux érotiques et que l’on prend l’habitude d’avoir du plaisir grâce à eux, on se fixe dans un schéma érogène toujours identique. Après on ne peut plus s’en passer, on n’arrive plus à atteindre l’orgasme ou à avoir une érection sans. Ce sont des risques importants » prévient notre spécialiste.

Sous-estimer le choix du préservatif

Ce n’est pas parce que vous êtes avec la même partenaire depuis des années que les préservatifs ne sont plus pour vous ! Libertinage, échangisme… Aujourd’hui les pratiques sexuelles ont évolué et l’utilisation du préservatif reste essentielle pour se protéger des MST.

« Les couples ont une vie délirante, les femmes ont des défenses immunitaires faibles, elles sont fragiles » remarque le Dr Constancis. Or, moins le système immunitaire est combatif, plus les infections se développent.

Concernant les préservatifs , il est conseillé de les utiliser tout particulièrement pour la sodomie : le rectum étant plein de germes, les risques d’infection rétrogrades de l’urètre sont très élevés en l’absence de protection, met en garde le Dr Patrick Constancis.

Notre interlocuteur souligne l’importance du préservatif, mais pas n’importe lequel. « Il faut prendre ceux de bonne qualité à 1 euro des marques Durex ou Manix par exemple, pas ceux à 10 centimes. » Pourquoi ? « Pour qu’il n’y ait pas de passages translatex » répond-il.

Mais comment savoir si l’on est contaminé par une MST ?

D’après le Dr Patrick Constancis, chez l’homme ces infections se traduisent par des douleurs inconstantes à la p*********n profonde (levrette…).

Allumer une cigarette

Vous êtes peut-être fumeur depuis des années mais sachez que chaque cigarette allumée met à mal votre pénis.

Les dangers : « La nicotine est vasoconstrictrice, elle empêche les corps caverneux du pénis de bien se remplir ce qui entraîne de mauvaises érections » rappelle le Dr Patrick Constancis.

Par ailleurs, les cannabis, THC ou autres drogues sont destructrices de l’érection.

« Un adolescent sur deux en consomme. Or, ces drogues se fixent sur les récepteurs de l’érection et empêchent les neuromédiateurs de s’y fixer et de permettre une physiologie normale de l’organe. Ce sont les dysérections les plus difficiles à guérir, certains resteront impuissants à vie » alerte notre spécialiste.

Le spécialiste tient également à mettre en garde contre l’alcool.

L’alcool, à faible dose, désinhibe et évite le stress d’une première relation. Mais, à forte dose, il devient inhibiteur de l’érection, prévient le Dr Patrick Constancis.